Au processus de déshumanisation mené par les Egyptiens répondent les 3 étapes menant à la liberté voulues par Dieu : « Je veux vous soustraire aux tribulations de l’Égypte et vous délivrer de sa servitude, … Je vous adopterai pour peuple,… » Exode VI,6-7
Le programme divin inverse de celui de Pharaon : Ne plus être soumis à l’oppression, cesser d’être esclave, et de peuple étranger et ennemi devenir le peuple élu de Dieu.








Nous avons été esclaves de Pharaon en Egypte. Pourquoi cette précision inutile ? Seuls les rois égyptiens utilisaient le titre de pharaon. Cette « répétition » souligne que les hébreux n’étaient pas uniquement les esclaves du pharaon, mais de toute l’Egypte. L’esclavage des hébreux était devenu une institution qui n’avait aucune chance de changer.
Les enfants sont au centre de la fête de Pessa’h. D’une part parce qu’ils furent parmi les premières victimes de Pharaon : « Lorsque vous accoucherez les femmes hébreues, vous les examinerez : si c’est un garçon, tuez le; si c’est une fille, qu’elle vive. » (Exode I,16). D’autre part parce que cette fête est une excellente occasion d’approfondir leur éducation religieuse.
On partage une matsa, pain de misère, pour témoigner que l’on est prêt à partager le pauvre. Cette coutume introduit tout naturellement l’invitation du Ha La’hma : « Quiconque a faim, vienne et mange ! ».
Les herbes amères sont consommées deux fois au cours du Séder : une première fois lors du Karpas (céleri en hébreu) et une seconde fois pour le Maror (amer en hébreu).
Les 4 coupes de vin de Pess’h sont à relier avec les 4 occurences du mot « kos » dans le récit du rêve du maître-échanson de Pharaon : « J’avais en main la coupe de Pharaon, je pris les raisins et en exprimai le jus dans la coupe de Pharaon, et je mis la coupe dans la main de Pharaon. » Joseph lui répond « Pharaon te fera libérer, il te rétablira dans ton poste : tu mettras la coupe de Pharaon en sa main,…»
Dayénou
Ce passage est composé de 15 bienfaits dont ont bénéficié les enfants d’Israël. Le terme hébreu habituel pour bienfaits « ’Hassadim» est remplacé par « Maalot » qui signifie également degrés ou échelons. Il faut rapprocher ce nombre de 15 « Maalot » des 15 cantiques des degrés (de CXX à CXXXIV), les « Shir HaMaalot » et les 15 marches du Temple de Jérusalem. Ces 15 bienfaits sont une allusion à l’élévation progressive du peuple et chacun de ces bienfaits aurait pu « nous suffire » d’où le terme Dayénou que l’on peut traduire par « Cela nous aurait-il suffit ? »
Je note, même si c’est secondaire, que la valeur numérique de Dayénou est 70 comme les 70 membres de la famille de Jacob qui descendit en Egypte.